ACQUISITIONS

Pièces uniques, peintes à la main, chaque toile n'existe qu'en un seul exemplaire

Bulle
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Serie : ÉcorchéNon disponible

Bulle

Acrylique sur toile, Multi-technique, 79x58 cm, 2026

Il y a un endroit que personne ne voit. On l'a construit sans plan et sans outils, il est là, invisible aux yeux du monde. Dehors, tout griffe. Les regards, les jugements, les épines que les autres sèment parfois sans même s'en rendre compte. Le vacarme d'un monde qui exige, qui presse, qui ne s'arrête jamais. Alors la bulle devient le refuge, et d'un coup, tout s'adoucit. Quelques notes qui flottent, une mélodie rien qu'à nous. Elle ne demande rien, elle enveloppe. Elle berce ce que le dehors a abîmé, elle recouvre les pensées trop bruyantes. Dans la bulle, la musique n'est pas un bruit de plus : c'est le remède. Mais parfois, ce n'est pas du monde qu'on se protège. C'est de soi. De ses propres pensées qui tournent en rond, de cette petite voix qui pique plus fort que toutes les ronces du dehors. Alors la bulle devient autre chose : un abri contre sa propre tempête, le temps qu'elle passe. On s'y dépose comme une fleur sur l'eau, on monte le son, et on attend que ça se calme. Le danger, c'est d'oublier d'en sortir. Une bulle qui protège trop longtemps finit par étouffer ce qu'elle abrite. Le tout, c'est de s'en servir sans s'y enfermer. Y entrer pour se retrouver, en sortir pour vivre. Parce qu'une bulle n'est pas une forteresse. C'est une respiration. Un endroit où l'on se répare en musique, juste assez pour retourner danser avec le monde.

Lydie Lachaud

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Sacrifice
© INPI
Serie : ÉcorchéDisponiblePrix sur demande

Sacrifice

Acrylique sur toile, Multi-technique, 116x88 cm, 2026

Le sacrifice a quelque chose de beau. Prendre les coups pour que l'autre ne les subisse pas. S'interposer entre lui et les épines, encaisser en silence, et le regarder fleurir sans qu'il sache jamais ce que sa lumière a coûté. Il y a de la grandeur là-dedans. Une forme d'amour qui ne demande rien en retour. Mais le mot sacrifice a plusieurs visages. Il y a celui qu'on choisit, qui élève, qui donne un sens à chaque cicatrice. Et il y a celui qui efface, celui qu'on ne choisit plus vraiment, celui où l'on donne par habitude jusqu'à ne plus savoir où l'on commence. L'un fait grandir deux êtres. L'autre en fait disparaître un. Le sacrifice, le vrai sens, ce n'est peut-être pas disparaître pour l'autre. C'est donner sans s'effacer. Protéger sans se briser. Parce qu'une tige qui casse ne protège plus personne. Le tout, c'est de tenir sans se perdre. Cet équilibre fragile entre porter l'autre et se porter soi-même. Entre offrir ses forces et garder de quoi refleurir.

Lydie Lachaud

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L'égoïsme
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Serie : ÉcorchéDisponiblePrix sur demande

L'égoïsme

Acrylique sur toile, Multi-technique, 134 × 96 cm, 2025

On nous apprend très tôt qu'être égoïste, c'est quelque chose de mal. Que penser à soi avant les autres, c'est un défaut. Quelque chose dont il faut avoir honte. Alors on donne. Son temps, son énergie, ses couleurs, à tout le monde sauf à soi. On dit oui quand on pense non. On fait de la place en se rendant plus petit. Et un jour, on se regarde, il ne reste presque plus rien. C'est là qu'on comprend. L'égoïsme, le vrai, celui qu'on nous interdit, c'est peut-être juste le droit de se choisir. De se remettre au centre de sa propre vie. Pas pour écraser les autres, mais pour arrêter de s'écraser soi-même. Mais trop d'égoïsme peut aussi blesser ceux qui nous entourent. Prendre sans mesure, se choisir sans jamais regarder à côté, ça abîme aussi. Le tout, c'est de trouver le juste milieu. Cet équilibre fragile entre se protéger et rester ouvert. Entre prendre soin de soi et ne pas oublier les autres.

Lydie Lachaud

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Échec & Mat
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Serie : ÉcorchéDisponiblePrix sur demande

Échec & Mat

Acrylique sur toile, Multi-technique, 134 × 96 cm, 2026

L'échec est une partie d'échecs que l'on ne se souvient pas d'avoir acceptée. Au commencement, les règles sont claires. Le roi et la reine avancent du même côté du plateau, et chaque coup de l'un protège l'autre. On croit tenir la partie. On croit connaître les règles. Puis vient le premier coup ; celui dont personne ne revendique la responsabilité. À partir de là, on ne joue on s'affronte. Les coups se calculent en silence, se préparent pour blesser plus que pour gagner. La triche s'invite sur le plateau : une pièce déplacée en douce, une règle réécrite en cours de route, une promesse avancée comme un pion, puis reprise. L'angoisse s'assied à la table, cette peur du coup suivant, celle qui serre la gorge avant même que la main adverse ne bouge. Et la confiance, qu'on croyait imprenable, reste clouée sur sa case, encerclée. Viennent alors les pions, ceux qui n'ont rien à gagner ni à perdre mais qui aiment commenter le jeu. Ils soufflent des coups à l'oreille, déplacent une pièce dès qu'ils le peuvent, sèment le doute case après case. Or un échiquier supporte mal les mains de ceux qui n'y ont pas leur place. Sous ce poids, le plateau se fissure. Et le mot tombe : échec et mat. Plus aucun coup possible. On reste là, à refaire la partie à l'envers, à chercher le coup fautif, le coup qui aurait tout sauvé. Mais voilà l'épreuve véritable, celle qui vient après le mat : Se relever . Car un échec et mat met fin à une partie, jamais au joueur. Quitter la table n'est pas abandonner, c'est refuser de rejouer une partie truquée.

Lydie Lachaud

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